Nos questions aux représentants de l’Etat

Nos questions aux représentants de l’Etat

11 avril 2018 0 Par collectif ASMG

Questions délégation 9 & 10/04

Publié le 

Collectif « Anti-Sargasse MG »                               Le 9 avril 2018

 

 

Monsieur Le Préfet, Monsieur le Président de Région, Madame la Présidente de la CCMG,Mesdames et Messieurs les Elus.

 

Nous Collectif  Anti-Sargasse MG avons décidé de nous constituer en Association, en effet :

 

Ø Face au manque cruel d’efficience des différentes structures de l’Etat, en particulier du comité de Pilotage Sargasses , sensé être au plus prêt de nôtre problématique ;

  • face à l’opacité la plus complète concernant les actions menées par ces mêmes structures, Lié à un manque cruel de communication ;
  • et enfin et malheureusement, face à la persistance du phénomène sargasses et aux nuisances qui en découlent ;

 

Nous considérons qu’il nous faut désormais agir de façon plus concrète et nous faire entendre grace à un mouvement structuré.

Les articles L2212-2-5 et L2212-4 du code général des collectivités territoriales mettent à la charge du Maire l’obligation d’assurer la sécurité sanitaire de ses administrés. Considérant l’ampleur du phénomène, nous sommes conscients des limites d’une petite commune comme Capesterre de MG. Néanmoins, au dessus du Maire l’Etat a délégué ses pouvoirs au Préfet de Région , lui-même rendant compte aux Ministères concernés.

Depuis 2015, différents rapports ont été réalisés par les ARS de Guadeloupe et Martinique, sur les dangers liés aux Sargasses. Ces rapports ont été validés par le Haut Commissariat à la Santé Publique. Il en découle un certain nombre de recommandations et préconisations.

Lors des derniers jours, nous avons pu constater le retard considérable quant au ramassage des algues sargasses au niveau du Bourg de Capesterre de MG et de Petite Anse (10 jours ).

L’épaisseur de la couche de sargasse a rapidement entrainé une dégradation anaérobie des dites algues et l’émanation de H2S.

Ce gaz s’avère, étude après étude, de plus en plus toxique, même à dose faible, du fait de sa lipophilie.

Les taux relevés par l’ARS semaine 13 étaient particulièrement élevé : 10 ppm au niveau de la plage du port et 8.8 à  Petite Anse.

L’OMS préconise un taux supportable de façon chronique < 0.11 ppm.

Le ministère du Travail , quant à lui, tolère une exposition de 8h/j à 5 ppm et 15 minutes à10 ppm !

L’HCSP rappelle que au dessus de 5 ppm les lieux doivent être évités, que l’exercice physique à leurs abords est proscrit etc… que les personnes fragiles : nourrissons, enfants de moins de 15 ans , personnes de plus de 65 et à plus forte raison les sujets atteints de maladies respiratoires, les diabétiques … doivent être exclus de cet environnement.

Je pense qu’il est utile de rappeler que dans la journée, le bourg de Capesterre est essentiellement peuplé de gens âgés et d’enfant ( école maternelle, primaire et collège).

Nous mettons donc, une nouvelle fois les Pouvoirs Publiques  devant leurs responsabilités en matière sanitaire et considérons que le manque d’efficience de leur part relève de la non assistance à population en danger.

 

Nous représentant du collectif « Anti-sargasse MG » souhaitons une réponse active face à l’urgence du traitement de l’invasion des Sargasses sur les côtes de Marie Galante.

 

Santé Publique :

 

Nous vous alertons sur les risques sanitaires. Notre devoir d’alerte en tant que citoyen s’appuie sur les avis du Haut Conseil de la Santé Publique relatif à la gestion du risque sanitaire lié aux émissions toxiques provenant d’algues brunes échouées sur les côtes de La Martinique et La Guadeloupe. Les habitants du village de Capesterre de Marie Galante sont en danger.

 

Que comptez-vous faire immédiatement ?

 

– Nous demandons que soit publié en mairie les chiffres du taux de gaz H2S constaté quotidiennement aux abords des plages et au collège, et qu’une large information soit effectuée

– Que les mesures nécessaires à la protection sanitaire des habitants soient mises en place. (fermeture des plages infectées, etc…..)

 

Pourquoi les recommandations de prévention énoncés dans les avis du HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) relatif à la gestion du risque sanitaire lié aux émissions toxiques provenant d’algues brunes échouées sur les côtes de La Martinique et La Guadeloupe n’ont pas été mis en place ?

 

 

– Nous demandons que soit respectées les recommandations édictées par la Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement (DEAL) accompagnées des recommandations du HCSP et de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIECCTE).

 

Pourquoi alors que les crédits alloués par l’état permettait  le maintien d’une cellule de veille, l’île de Marie Galante ce retrouve dans la même situation que les années précédentes ?

 

– Nous demandons à être membre actif du comité de pilotage de la communauté de commune de Marie Galante et du comité technique présidé par le préfet de la Guadeloupe (décision  action à court terme du CTAP du 3 avril 2018)

 

 

Nous sommes et resterons vigilants, notre santé en dépend, l’état de catastrophe naturelle doit être déclaré.

 

 

 

 

Le collectif Anti-Sargasse MG